The Bar at Buena Vista : Musique cubaines, ambiances boisées et salsa, bienvenue à Cuba !

danse-magazine.com s’est rendu hier soir au Palais des Congrès à Paris pour assister au spectacle « The Bar at Buena Vista« . Le moins que l’on puisse dire, c’est que les 17 artistes sur scène nous ont offert un voyage à Cuba qui nous a donné envie de rentrer chez nous en sifflant des airs de musiques cubaines et en dansant la salsa… On vous dévoile notre critique.  

Bluffant, énergique et sympathique. Ce sont sûrement les trois termes que nous avons eu le plus envie d’utiliser lorsque le spectacle « The Bar at Buena Vista », que nous vous avions présenté, s’est terminé. Avant de vous parler de la fin, commençons par le début… Pour situer le show, nous sommes immédiatement plongés dans les années 50 à La Havane, époque où les Cubains connaissent l’âge d’or. Le rendez-vous est donné au public au Buena Vista Social Club, qui était un endroit mythique à l’époque et qui a disparu après la révolution cubaine de 1959. Très rapidement, l’orchestre se met à jouer, les danseurs à danser et les chanteurs se passent le micro tout à tour. Luis Chacon Mendive surnommé « aspirina » car de par son chant, il fait s’envoler « les douleurs quotidiennes ». Cet homme de 75 ans arrive sur scène et alors qu’on peut s’attendre à voir un senior qui ne serait pas au mieux de sa forme (il en joue d’ailleurs dès son entrée en arrivant avec une canne), ce dernier a chanté et dansé avec les danseuses et croyez-nous, il aurait des leçons à donner aux jeunes ! Sa prestation est un véritable succès dans la salle, on se dit alors que si les prochains artistes emblématiques de la culture cubaine ont le même pep’s, nous passerons une superbe soirée.

© DR
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Nous ne nous sommes pas trompés. Le pianiste Maestro Rubalcaba surnommé « los manos de oro » (comprenez, « les mains d’or« ) arrive sur scène. Celui-ci est âgé de 92 ans et encore une fois, nous sommes bluffés par tant de talent et d’énergie. Il s’amuse avec le public en jouant des titres connus tel que « Guantanamera« . Le seul regret que nous avons eu pendant ce beau moment musical est le fait que la danse manquait. En effet, les danseurs étaient répartis à gauche et à droite de la scène, assis à une table comme si ils assistaient à un concert dans le bar. On regrette également le fait que les costumes des danseuses étaient fades lors de cette première partie de spectacles. Avec une robe dorée et une robe noire à motifs, nous espérions des couleurs plus flamboyantes qui auraient reflété l’énergie du spectacle. Néanmoins, nous avons été conquis par ce spectacle. La chanteuse Siomara Avilla Valdes a même invité un spectateur sur scène et ce dernier n’a pas hésité à s’amuser avec les artistes ce qui a donné une ambiance d’autant plus festive. Celle-ci avait déclaré lors d’une interview pour l’émission Télématin diffusée sur France 2 : « Sur scène, plus rien ne me fait peur » mais aussi « la musique cubaine est une chose merveilleuse« . Une chose est sûre, elle a été une très bonne ambassadrice de cette musique !

Concernant la deuxième partie du spectacle, nous étions ravis de voir les danseuses avec des robes rouges qui en mettaient plein la vue. Il y a eu plus de chorégraphies ce qui nous a enchanté et nous tenons à attribuer une mention toute particulière au danseur Eric Turro considéré comme le maître de la danse cubaine  et qui a porté cet art au niveau international notamment à travers le à travers le Buena Vista Social Club de 2000 à 2005. Il est surnommé « El cyclone del Caraïbes » et on comprend mieux pourquoi lorsqu’on le voit danser ! Il peut faire des tours et des tours sur scène sans flancher et se stabiliser à la perfection sur ses deux jambes dès qu’il le souhaite. Nous avons adoré sa prestation avec les trois danseuses qu’il tenait avec ses deux bras et qu’il faisait danser simultanément avec une grande aisance. Bien sûr, cette représentation n’aurait pas été la même sans le talent des musiciens qui ont été très performants ! Le public a été particulièrement enjoué pendant cette deuxième partie et danse-magazine.com aussi… Alors, si vous voulez aller faire un tour à Cuba tout en restant à Paris, c’est le moment !

Critique : Meryl Frezal

Crédit : © DR

 

About The Author: Meryl Frezal

Diplômée d'une licence de lettres modernes mention rédaction professionnelle et communication multimédia, je me suis lancée dans le journalisme suite à un stage de fin d'étude par goût de l'écriture et du contact avec les autres. Résultat : Après une expérience de deux années en tant que rédactrice en chef adjointe pour un média, j'ai décidé de lancer mon propre site et de le consacrer à ma passion : la danse bien sûr !

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