Tango Pasión : De Buenos Aires à Bobino, il n’y a qu’un pas !

Hier soir, danse-magazine.com était au Théâtre Bobino pour admirer la troupe Tango Pasión qui était déjà passée aux Folies Bergère en 2013 pour mettre un peu de chaleur au cœur de la capitale. On vous dit ce que nous avons pensé de ce spectacle. 

Depuis le 20 janvier dernier, Tango Pasión est de retour à Paris deux ans après avoir enchanté la critique. Il suffisait de parcourir les médias pour lire les nombreux éloges que la troupe a pu recevoir : « Le tango déchaîne toujours les passions » a écrit le Parisien, les Echos ont affirmé « La magie du tango opère seule » et nous ne vous citons pas tous les multiples avis positifs qui ont été rédigés par la presse ! Après ce succès triomphal, Tango Pasión a donc décidé de revenir mais cette fois, sur les planches du Théâtre Bobino. Une chose est sûre, danse-magazine.com avait hâte d’admirer la passion, la nostalgie, la vanité et autres sentiments que les danseurs savent si bien exprimer sur scène ! Le spectacle Sinfonia De Tango a démarré avec l’arrivée de cinq couples qui ont annoncé la couleur. L’interaction entre ces derniers, la précision de leurs gestes et le talent de l’orchestre nous promettaient déjà à un bon moment de danse. Pour vous situer l’histoire, deux actes sont mis en scène pendant lesquels on découvre en premier lieu l’ambiance de Buenos Aires où on peut alors observer les tangueros qui dansent, se prennent les partenaires les uns aux autres et passent un bon moment puis dans un second temps, nous nous retrouvons dans les salons  et c’est alors qu’un tango beaucoup plus « sérieux » et sensuel. Lors du premier acte, nous avons beaucoup aimé la scène où les hommes dansent avec une queue de billard. Leurs mouvements étaient exécutés à la perfection pour coller au bruit que font ces queues en bois lorsqu’elles tapent les boules sur la table. De plus, le moment où les hommes se « battent » pour la danseuse Graciela Garcia (à qui nous tirons d’ailleurs notre chapeau car c’est la plus âgée de la troupe avec Osvaldo Ciliento) qui est très sexy dans sa robe violette particulièrement décolletée et qui symbolise la séductrice dans toute sa splendeur. 

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Autre chorégraphie qui nous a particulièrement plu, celle où un couple danse et le moment où la danseuse perd sa chaussure. Malgré tout, elle continue ses pas de tango et une chose est sûre, cette chorégraphie ne devait pas être la plus simple à danser ! Le reproche principal que nous pouvons faire à cette première partie est peut-être le fait que tout semblait se dérouler un peu vite. Les tableaux s’enchaînaient et il n’était pas toujours évident de bien se repérer. De plus, nous avons été déçus par les costumes qui étaient très sombres et peu clinquants (oui, nous adorons voir les danseuses dans de belles robes qui les mettent en valeur !). La chanteuse Vanina Sol Tagini semblait être la seule à avoir le droit à des costumes particulièrement tape-à-l’oeil… Toutefois, mise à part ces quelques points faibles, le premier acte était très réussi et ce, également grâce à l’orchestre qu’il ne faut pas oublier de mentionner : piano, violons, accordéons et violoncelle étaient de la partie pour nous plonger dans l’ambiance de l’époque à Buenos Aires.

Nous avons été plus enchantés par l’acte 2. Toute la sensualité et la passion du tango étaient là et les chorégraphies étaient encore plus spectaculaires. Nous faisons notamment référence aux portés qui étaient réussis à la perfection. La scène des danseuses très sexy en guêpières (mais qui n’avait pas une once de vulgarité) qui dansaient sur des chaises, a également coupé le souffle au public. La mise en scène, l’éclairage et bien sûr la chorégraphie étaient superbes. Quant au moment où les danseurs sont apparus en deux trios, c’était aussi une belle réussite. Enfin, alors que nous avons été déçus par les costumes pendant le premier acte, nous avons été ravis de voir du rouge pour conclure le spectacle, cette couleur tant synonyme de passion… Si vous aussi vous souhaitez aller admirer la troupe, sachez que vous avez jusqu’au 8 février prochain et que vous pouvez réserver vos billets ici. Croyez-nous, ça vaut le coup d’œil !

Critique : Meryl Frezal

Crédit : Gérard Drouot Productions

About The Author: Meryl Frezal

Diplômée d'une licence de lettres modernes mention rédaction professionnelle et communication multimédia, je me suis lancée dans le journalisme suite à un stage de fin d'étude par goût de l'écriture et du contact avec les autres. Résultat : Après une expérience de deux années en tant que rédactrice en chef adjointe pour un média, j'ai décidé de lancer mon propre site et de le consacrer à ma passion : la danse bien sûr !

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