Priscilla folle du désert : Un spectacle splendide et déluré à découvrir, notre critique !

Samedi 1er avril dernier, nous avons assisté à une représentation de Priscilla folle du désert. La rédaction de danse-et-vous.com a été conquise par ce spectacle et non, ce n’est pas un poisson d’avril ! Preuve en est avec les quelques mots qui suivent.

Nous suivons les actualités de la comédie musicale Priscilla folle du désert depuis ses débuts et pour cause : nous présentions que celle-ci allait valoir le coup d’œil ! En effet, avec une distribution digne de ce nom (on pense notamment à David Alexis, Laurent Ban et Jimmy Bourcereau), des costumes qui s’annonçaient splendides et extravagants mais aussi une mise en scène annoncée comme aussi « déjantée » que le film [ndlr, Priscilla folle du désert est sorti en 1994], nous ne pouvions qu’attendre impatiemment de découvrir ce spectacle. Alors, a-t-il été à la hauteur de nos attentes ? C’est parti pour la critique de danse-et-vous.com !

Des artistes au talent indéniable

Avant de vous en écrire davantage au sujet de la mise en scène et autres éléments, nous ne pouvons ne pas évoquer les artistes qui ont été choisis pour ce spectacle. En effet, nous avons été totalement conquis par les performances de certains d’entre eux et nous pensons notamment à David Alexis qui incarne le personnage de Bernadette. Nul doute que le visage de celui-ci ne vous est pas inconnu puisque vous avez pu le retrouver au sein d’autres spectacles musicaux comme Oliver Twist, La Légende du Roi Arthur mais encore le Bal des Vampires. Vous avez aussi pu le croiser au théâtre et ce qui est certain, c’est que celui-ci est un excellent comédien. Il nous a bluffé en drag-queen rigide à l’humour décapant. Nous saluons également la performance de Laurent Ban (Dick) (ainsi que son interprétation du titre « Always on my mind » avec le jeune Nino Magnier) qui nous avait conquis dans le rôle du génie pour Aladin et qui n’est pas passé inaperçu au sein d’autres spectacles comme Mozart l’Opéra Rock ou encore Mistinguett. N’oublions pas Jimmy Bourcereau (Bradley/Miss Félicia) qui nous a fait sourire plus d’une fois grâce à l’interprétation de son personnage excentrique. Côté chant, nous ne pouvons que souligner le talent des Divas qui étaient présentes et notamment celui de de la chanteuse Ana Ka qui nous a laissé sans voix plus d’une fois. Nous avons particulièrement apprécié l’interprétation du titre « True colors » de Cyndi Lauper ! Vous l’aurez compris, les nombreux artistes qui sont présents pour ce spectacle ne nous laissent pas indifférents. Au-delà de leur talent, c’st notamment par leurs costumes, leur maquillage et la mise en scène qu’ils peuvent briller; des éléments qui ne nous ont pas laissé de marbre.

Un travail monumental pour les costumes/décors et la mise en scène

Concevoir les costumes des artistes de Priscilla folle du désert n’a certainement pas été de tout repos et pour cause : on compte pas moins de 300 costumes et 200 perruques pour cette production ! Vous avez bien lu, c’est en centaine que se comptent les tenues pailletées et colorées ainsi que les accessoires qui sont indispensables à ce spectacle. Les tenues sont à couper le souffle tout comme le maquillage de l’ensemble des artistes. Quant aux décors ? Ils sont tout simplement splendides. Le bus qui porte le prénom de Priscilla est à l’image de nos drag-queens préférées : extravagant et coloré. Des boas à plumes, une tapisserie léopard et de multiples accessoires sont présents dans celui-ci. Nous avons beaucoup aimé la mise en scène du voyage des artistes dans le désert avec les images qui défilent en arrière-plan pour signifier le mouvement. Nous pensons également aux jeux de lumière sur le bus lorsque Dick et Félicie se décident à le repeindre. N’oublions pas le travail chorégraphique et la patte de Jaclyn Spencer qui n’a pas résisté à l’envie d’ajouter quelques pas de salsa (rappelons qu’elle est triple championne de cette discipline !) à ce spectacle. Enfin, bien que Priscilla folle du désert soit ponctué de rires et de gaieté, n’oublions pas le véritable message qui se cache (enfin, pas tant que ça !) derrière tout ça…

Une ode à la tolérance

Lorsque nous sommes sortis de la salle du Casino de Paris, une dame d’un certain âge s’est approchée de nous et s’est exclamée : « Si ça pouvait faire changer les mentalités ce spectacle ! ». Une chose est sûre : nous l’espérons ! En effet, bien que le voyage de nos trois drag-queens soit ponctué de moments plus drôles les uns que les autres, celles-ci font également face à l’intolérance des autres. Cela est représenté lors de leur arrêt au Broken Hills bar, première étape de leur périple. L’arrivée des drags-queens ne passe pas inaperçue et celles-ci sont rejetées à cause de leur différence. « Cassez-vous les PDs » peut-on lire d’inscrit sur leur bus… Quant à Félicie, elle se fait attaquer par un groupe  dans un autre bar après que son véritable sexe ait été dévoilé. Des moments tristes pendant ce spectacle qui malheureusement, dépeignent une certaine réalité. Cependant, les différences ne sont pas toujours rejetées. On le voit lorsque Dick a une discussion avec son fils Benji et que celui-ci admire son père bien que celui-ci se travestisse. Les différences sont une force et bien qu’en 2017, de nombreuses personnes ne l’aient toujours pas compris, nous en sommes convaincus et on se dit que certains feraient mieux d’aller jeter un œil à ce spectacle pour « en prendre de la graine » !

Un tonnerre d’applaudissements pour un spectacle sensationnel ! Hâte de vous dévoiler notre critique ! #priscillafolledudesert

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Priscilla folle du désert est visible jusqu’en juin 2017 et un petit conseil : procurez-vous vos places ici si ce n’est pas encore fait… 🙂

Critique : Meryl Frezal

Crédit photo/vidéo : Cheyenne Productions – Instagram danseetvous

About The Author: Meryl Frezal

Diplômée d'une licence de lettres modernes mention rédaction professionnelle et communication multimédia, je me suis lancée dans le journalisme suite à un stage de fin d'étude par goût de l'écriture et du contact avec les autres. Résultat : Après une expérience de deux années en tant que rédactrice en chef adjointe pour un média, j'ai décidé de lancer mon propre site et de le consacrer à ma passion : la danse bien sûr !

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