Desert Dancer : Quand danser rime avec soif de liberté, notre critique !

Ce mercredi 6 janvier 2016 sort le film Desert Dancer dans les salles françaises. La rédaction de danse-et-vous.com est allée voir ce long-métrage inspiré de l’histoire d’Afshin Ghaffarian et bien sûr, on vous dit ce que nous avons pensé de celui-ci. 

danse-et-vous.com vous a proposé de tenter de gagner votre place pour le film Desert Dancer et vous proposer ce jeu-concours nous tenait à coeur. En effet, nous attendions avec impatience de pouvoir découvrir ce long-métrage car ce qui est dommage avec les films de danse, c’est que les histoires ont souvent tendance à se ressembler. Nous avons pu visionner ce film de Richard Raymond lors d’une projection presse sur Paris en avant-première. Dès les premières minutes, nous sommes plongés dans un Iran où il faut se battre pour obtenir sa liberté. Afshin Ghaffarian (Reece Ritchie) n’est alors qu’un enfant et il rêve déjà de danser. Cependant, cela va s’avérer très difficile dans la mesure où la danse est interdite dans ce pays. « Si tu danses, fais le dans un endroit sûr » lui a déclaré sa mère. Ces quelques mots ne quitteront pas l’esprit d’Afhsin qui pensera être en sécurité en suivant une formation au centre de danse de Saba. Malheureusement, cet établissement sera attaqué et dès son plus jeune âge, Afshin prend conscience qu’il sera très compliqué de danser comme bon lui semble…

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Quand la jeunesse se soulève

Afshin grandit et il se retrouve étudiant à l’université de Téhéran. Nous sommes en 2009, en pleine période de soulèvement post-électoral en Iran car une grande majorité du peuple reproche au pouvoir d’avoir truqué les résultats des élections pour garder Mahmoud Ahmadinejad au pouvoir. « Où sont nos votes » crient de nombreuses personnes dans les rues. Il découvre là encore que la répression est de rigueur mais certains tentent d’avoir quelque peu de liberté d’expression. C’est notamment le cas de son ami Ardi (Tom Cullen) avec qui il découvre des loisirs tel que sortir en boîte de nuit ou encore plus étonnant… Visionner des vidéos sur Youtube (qui est bloqué en Iran) ! Curieux, Afshin va regarder de nombreuses vidéos de danse et on comprend à quel point la danse peut-être importante. Progressivement, le jeune homme ressent un grand besoin de liberté et il va avoir une idée considérée comme « suicidaire » : celle de créer une compagnie de danse secrète clandestine.

La danse, une raison de vivre

« Je veux que nous prenions le contrôle de nos vies ». Voilà ce que va dire Afshin à ses amis pour tenter de les convaincre de monter cette compagnie de danse avec lui. C’est dans une imprimerie désaffectée que les jeunes gens décident de s’entraîner et ils font la connaissance de la belle Elaheh (Freida Pinto) qui souhaite rejoindre leur compagnie. Le passage où la jeune femme a dansé pour montrer son talent fut très agréable à regarder et l’actrice fut plutôt convaincante bien qu’elle n’ait pas la polyvalence d’une danseuse qui s’entraîne depuis des années ! Pour échapper à la police de la moralité, Asfshin souhaite produire un spectacle dans le désert (à environ 100 km au sud de Téhéran). Entre espoir et désillusions, cela ne sera pas de tout repos. Mona quittera la compagnie après que son petit-ami ait été frappé par des forces de l’ordre tandis qu’Elaheh ne pourra plus cacher son addiction à la cocaïne. Toutefois, le spectacle aura bien lieu devant quelques personnes. C’est à ce moment précis qu’on souligne particulièrement le travail du chorégraphe du film alias Akram Khan. Reece Ritchie et Freida Pinto ont non seulement réussi à dévoiler une belle performance mais en plus, ils furent très émouvants. Toutefois, ce qui devrait arriver arriva puisqu’Afshin se fera arrêter par la police de la moralité. Néanmoins, on ne vous dévoile pas la suite car sinon, vous n’avez plus aucune raison de vous rendre au cinéma… 🙂

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=> Globalement, nous avons passé un bon moment devant Desert Dancer. Les acteurs principaux ont sublimé leurs personnages et l’histoire est prenante. Toutefois, nous avons noté quelques bémols. Nous regrettons un certain manque de rythme entre les scènes et bien qu’il y ait eu certaines scènes violentes, l’émotion aurait été d’autant plus forte si certaines scènes avaient été écourtées (comme lorsque Asfhin met sa vie entre parenthèses pour aider Elaheh). De plus, tout le film est en anglais et bien que ce choix puisse être compréhensif, nous ne sommes pas certains qu’il fera l’unanimité pour autant. Ce film est le premier long-métrage de Richard Raymond et même si il n’est pas une réussite totale, il contient de très bons éléments que nous avons choisi de mettre en avant dans cet article. On a hâte d’avoir votre avis !

Critique : Meryl Frezal

Crédit photos : Chrysalis Films

About The Author: Meryl Frezal

Diplômée d'une licence de lettres modernes mention rédaction professionnelle et communication multimédia, je me suis lancée dans le journalisme suite à un stage de fin d'étude par goût de l'écriture et du contact avec les autres. Résultat : Après une expérience de deux années en tant que rédactrice en chef adjointe pour un média, j'ai décidé de lancer mon propre site et de le consacrer à ma passion : la danse bien sûr !

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