Dancers : Un film de danse plaisant mais sans réelle surprise, notre critique !

Le Jour-J est enfin arrivé ! Le film Dancers sort dans les salles aujourd’hui et la rédaction de danse-magazine.com a pu le voir lors de l’avant-première au cinéma MK2 Hautefeuille à Paris. On vous dit ce qu’on en a pensé.

Cela faisait quelques mois que la rédaction de danse-magazine.com vous parlait de Dancers dont nous vous avons notamment dévoilé le trailer pour vous donner l’eau à la bouche. Si vous nous avez lu avec attention, vous savez que celui-ci est un film norvégien signé Kenneth Elvebakk qui a suivi trois jeunes danseurs de ballet pendant quatre ans. Lukas, Syvert et Torgeir travaillent dur chaque jour qui passe afin de devenir les meilleurs dans le domaine. Parce que oui, ce n’est un secret pour personne, pour devenir danseur de ballet de haut niveau, il faut travailler dur, très dur. Voilà ce que le réalisateur souhaitait mettre en avant à travers ce film documentaire mais pas que. Selon lui, les trois termes qui définissent Dancers sont les suivants : amitié, passion et aspiration. Parce que oui, avant de devenir des danseurs professionnels, les trois jeunes hommes cités plus hauts sont avant tout des amis et dans la mesure où le monde du ballet est intraitable, nous ne pouvons nous empêcher de nous demander pendant le film si leur amitié va résister aux épreuves qui les attend. Nous avons regardé avec attention ce documentaire et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a de nombreuses choses à dire à propos de lui, c’est parti pour notre critique que vous attendez tant !

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Dancers s’ouvre avec une brève présentation de Lukas, Syvert et Torgeir qui disent ce qu’ils pensent du ballet. Il savent qu’ils vont devoir faire preuve d’une discipline sans faille si ils veulent percer dans ce milieu mais aussi s’imposer dans un monde relativement féminin.On comprend rapidement que s’entraîner va devenir la seule préoccupation des danseurs. Les fêtes, les sorties, les amis, les petites amies… Tout cela sera laissé de côté pendant leur formation. On assiste à des séances d’entraînements de ces derniers et on sent dès le départ la volonté du réalisateur de vouloir montrer à quel point ils doivent travailler dur pour réussir (on pense notamment aux nombreux gros plans sur les gouttes de sueur des danseurs qui sont faits sur leur front et/ou leur corps). D’ailleurs, l’un d’eux, Syvert, abandonne la formation quelques minutes après que le film ait commencé puisque celui-ci peine à concilier études et cours de danse avant de décider de revenir quelque temps après. Presque dès le début du documentaire, nous comprenons que celui-ci sera axé particulièrement sur la réussite de Lukas (que vous pouvez voir ci-dessous) ce qui est bien dommage dans la mesure où nous pensions qu’il serait centré sur la carrière des trois jeunes hommes. Celui-ci a visiblement un niveau supérieur à celui de ses camarades et le réalisateur a vraisemblablement choisi de le mettre en avant.

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 Lukas, la « star » du film

Après les entraînements, les doutes et les difficultés, Kenneth Elvebakk a choisi d’aborder un nouvel angle : les douleurs physiques. Parce que oui, danser des heures et des heures par jour use le corps et les danseurs le savent. C’est d’ailleurs pour cela que dans ce métier, on prend sa retraite relativement tôt comparée à la moyenne. Les tendons, la hanche, le dos, les genoux… Lorsque les trois danseurs se retrouvent en examen médical, le médecin leur donne quelques « d’astuces » afin qu’ils souffrent au minimum puisqu’ils doivent apprendre que ces douleurs feront parties de leur quotidien. Dans l’ensemble, le film documentaire montre de nombreux points intéressants et il se regarde facilement mais ce qui nous a particulièrement dérangé est le fait que lorsque Lukas est repéré pour passer une audition afin d’intégrer la Royal Ballet School, nous avons eu l’impression que Syvert et Torgeir n’intéressaient plus le réalisateur. Le jeune homme était mis en avant et la KHiO (Faculté des arts d’Oslo) à laquelle prétendent les autres danseurs semblait « compter pour du beurre » à côté de la prestigieuse formation anglaise qui est d’ailleurs très coûteuse (ce qui est souligné un peu trop longuement pendant le film à notre goût). Malgré cela, Dancers n’est pas un mauvais documentaire mais peut-être manque-t-il d’un peu de relief et d’un regard un peu plus poussé sur le monde de la danse puisque malgré de bonne scènes de danse au début du film, nous en avons vu de moins en moins au fur et à mesure de son déroulement. De plus, bien que la difficulté de cette discipline ait été mise en avant, nous n’en apprenons pas plus que ça sur celles-ci. Également, nous restons un peu sur notre faim lorsque le film se termine puisque nous aurions aimé savoir quel avenir ont connu les danseurs suite à leur formation et qui s’est sort le mieux finalement. Si vous souhaitez aller le voir, voici ci-dessous les cinémas qui le diffusent. Bonne séance à tous 🙂

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Critique : Meryl Frezal

Crédits photos : ZED/Indie Film

About The Author: Meryl Frezal

Diplômée d'une licence de lettres modernes mention rédaction professionnelle et communication multimédia, je me suis lancée dans le journalisme suite à un stage de fin d'étude par goût de l'écriture et du contact avec les autres. Résultat : Après une expérience de deux années en tant que rédactrice en chef adjointe pour un média, j'ai décidé de lancer mon propre site et de le consacrer à ma passion : la danse bien sûr !

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