Casse-Noisette par l’opéra National de Russie : Trois raisons de voir le spectacle !

Le ballet et l’orchestre National de Russie sont actuellement en tournée dans toute la France pour présenter Casse-Noisette. S’il y a encore des perplexes dans l’assemblée, Marine vous livre trois bonnes raisons de vous y rendre sur danse-et-vous.com.

Ballet mythique de Tchaïkovsky, Casse-Noisette maintient sa place de spectacle culte depuis 1892 (date de sa création) et encore aujourd’hui, nombreux sont ceux qui se précipitent pour assister à une représentation. Pourtant, certains restent réfractaires, persuadés que ce type de spectacle ne conviendrait qu’à une certaine élite – c’est faux. L’adaptation de Casse-Noisette proposée par l’Orchestre National de Russie, rend cette oeuvre intemporelle, accessible au plus grand nombre, démocratisant ainsi la danse classique, souvent vue comme une danse élitiste. Voilà pourquoi nous vous livrons trois bonnes raisons de vous y rendre, trois arguments qui balaient les préjugés.

On ne le dira jamais assez, un spectacle – quel qu’il soit- est un échappatoire au quotidien et lorsqu’il s’agit de Casse-Noisette, tout est propice à l’évasion. Dans cette adaptation, il n’y a pas que les performances des danseurs et des musiciens qui sont à saluer, il y a tout le travail artistique qui s’y ajoute : les décors – somptueux – proposent un subtil mélange de tissus et de peintures, deux dimensions qui, finalement, occupent la scène si bien qu’on s’y croirait. On ne se contente pas de regarder un conte se jouer, on y entre. Les costumes – très colorés – contribuent à cet univers féerique si bien que n’importe quel adulte se verrait redevenir un enfant. C’est bien simple, on s’émerveille devant Casse-Noisette.

Autre raison fondamentale, le suspense. Détrompez-vous, il y a toujours des surprises même lorsque le spectacle est joué depuis plusieurs siècles. Les interprétations varient selon les compagnies, les adaptations sont plus ou moins raccourcies et enfin, la fin peut différer d’un spectacle à l’autre. Nous ne révélerons pas si la troupe de l’Opéra National de Russie a choisi de rester fidèle à la version originale mais vous devez savoir que certains artistes ont déjà proposé des variantes. Certains ont fait en sorte que Clara et son prince s’en aillent tandis que d’autres choisissent de coller à la version du rêve, comme dans l’oeuvre originale. Quoiqu’on en dise, le ballet laisse place à l’imagination du spectateur et on ne demande pas mieux.

Enfin, l’orchestre ainsi que la performance parfaite des danseurs sont des raisons valables pour se déplacer. L’histoire de Casse-Noisette est culte – ceux qui n’ont jamais assisté à une représentation du ballet ont forcément vu le film d’animation ou lu l’oeuvre d’Alexandre Dumas. Aussi, certains airs parlent à tous, Tchaïkovsky s’inscrivant clairement dans la culture musicale Russe (tout comme il règne sur la musique classique en général). Or,il faut reconnaître que l’orchestre est incroyablement bon. En les réécoutant, on réalise que ces morceaux (que l’on sachent ou non d’où ils viennent) sont comme une madeleine de Proust ; ils rappellent un souvenir, des sensations ou même une époque. Le génie de Tchaïkovsky reposait sur sa capacité à créer des mélodies fluides et agréables et croyez-nous, l’orchestre honore sont travail. Vous ne serez pas déçus de cette immersion en Russie même si ce n’est que le temps d’une soirée.

Article : Marine Pineau 

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About The Author: Meryl Frezal

Diplômée d'une licence de lettres modernes mention rédaction professionnelle et communication multimédia, je me suis lancée dans le journalisme suite à un stage de fin d'étude par goût de l'écriture et du contact avec les autres. Résultat : Après une expérience de deux années en tant que rédactrice en chef adjointe pour un média, j'ai décidé de lancer mon propre site et de le consacrer à ma passion : la danse bien sûr !

Comments


  • Reply Clement

    Je vous rejoins sur un pour, les costumes sont au point. Mis à part cela, quelle déception !! !
    J’aurais été content si j’étais allé au spectacle de fin d’année de ma nièce. Mais là c’est autre chose. La déception est d’autant plus grande que l’attente et l’excitation qui avait précédée ce spectacle avait été longue. C’était mon premier Casse-Noisette, mon premier Tchaïkovski.
    Une salle pas du tout adaptée au classique (le Summum à Grenoble), dans laquelle on doit mettre des micros pour entendre le son des violons. Sauf que les micros sont mal placés et on entend les cordes crisser sous l’archet… Et je ne parle même pas du glockenspiel qui est joué au synthé ! Aucune émotion provoquée par la musique, alors que j’en ai des frissons quand je l’écoute ne serait-ce qu’en voiture… A ce niveau là, autant nous mettre un CD bien enregistré et regarder le ballet.
    La ballet parlons-en ! Si on enlève Clara et Drosselmeier, il est vraiment minable. Casse Noisette est proche de chuter à chaque fois qu’il porte Clara, les autres danseurs ne sont que trop rarement alignés et en rythme avec la musique… Les plus mauvais étant le danseur de la danse des fleurs, et ceux des danses chinoises et turques.
    Bref vous l’aurez compris, on dirait un spectacle de fin d’année d’un conservatoire de seconde zone.
    A fuir

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