Billy Elliot, l’émotion magnifiée sur scène

Billy Elliot, c’est un musical à voir à Londres, avec une troupe d’enfants et d’adultes incroyables d’énergie et d’émotions.

Il y a un monde entre la comédie musicale telle que nous l’envisageons en France, sous l’égide de Kamel Ouali, Dove Attia et autres, et la culture du musical outre-Manche, qui reprend des classiques de la littérature, du cinéma ou du théâtre pour les consacrer sous une nouvelle forme qui lui est propre. Aux blockbusters poussiéreux et figés de notre scène française s’oppose l’inventivité et le dynamisme toujours renouvelés de la scène anglaise. On devrait en prendre de la graine !

J’ai vu Billy Elliot, qui se présente un peu pompeusement comme « le meilleur musical » de Londres. Je ne sais pas si c’est vrai, car je n’en ai pas vu d’autres. Mais comme tout le monde, j’ai vu le film de Stephen Frears, qui m’a laissée un souvenir fort, durable, que j’avais peur de confronter à une adaptation scénique pâlotte et édulcorée. Au final, rien de tout ça. Sur la scène du Victoria Palace, toute la puissance du film de Frears nous revient en pleine tête, orchestrée par une distribution impressionnante, portée par de vrais enfants (inimaginable en France). Et il y a quelque chose de profondément émouvant à voir un enfant de onze ans danser seule sur scène, exprimant tour à tour ses rêves, ses joies et ses souffrances que l’on devine, au-delà du personnage de Billy Elliot, réelles.

©  Alastair Muir
© Alastair Muir

Ce qui frappe, c’est de voir à quel point un musical n’a pas besoin du prétexte d’une histoire hénaurme ou de références épiques pour se nourrir et trouver ses inspirations esthétiques et artistiques. Un enfant qui danse sur fond de grève des mineurs et le tour est joué. Car c’est bien dans l’émotion que Billy Elliot va chercher ce qui explose sur scène et nous colle à notre fauteuil, un peu ébahis par ce qu’on vient de voir. Les thèmes abordés par le musical sont les mêmes que ceux abordés dans le film, mais sont en quelque sorte magnifiés par la puissance et la grandeur des décors et de la mise en scène, pourtant sobres et loin des paillettes colorées des musical type Broadway.

Bref, il faut voir Billy Elliot sur scène. Le jeune interprète que j’ai vu s’appelle Bradley Perret, il est français (mais imite à merveille l’accent du Nord-Est de l’Angleterre) et il était vraiment formidable, merveilleux. Mais mon petit doigt me dit que quelque soit le Billy Elliot présent le soir où vous y serez sur scène, vous ne serez pas déçus !

Candice Bruneau, 26 ans (75)

Crédits : © Alastair Muir

About The Author: Meryl Frezal

Diplômée d'une licence de lettres modernes mention rédaction professionnelle et communication multimédia, je me suis lancée dans le journalisme suite à un stage de fin d'étude par goût de l'écriture et du contact avec les autres. Résultat : Après une expérience de deux années en tant que rédactrice en chef adjointe pour un média, j'ai décidé de lancer mon propre site et de le consacrer à ma passion : la danse bien sûr !

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